derniere-fenetre« J’ai envoyé un roman à Jérôme Vincent, l’éditeur d’ActuSF. Roman qui ne lui a pas plu (et qui est toujours dans mes tiroirs !). Il m’a demandé de lui envoyer le dernier polar édité, « Dernière fenêtre sur l’aurore », dont je parlais dans ma présentation. Il a souhaité le rééditer en poche pour sa nouvelle collection, Hélios, dédiée au polar.

Ça donne une deuxième vie à ce bouquin, je suis comblé ! D’autant que j’essuie les plâtres de cette nouvelle collection noire. C’est un double plaisir ! Je suis très attaché à ce bouquin que certains trouvent dur, très noir. Pourtant, je ne fais qu’aller au bout de la logique, même inconsciente, des personnages. Et je vois ce que ça donne. La littérature permet ça. Je ne comprends pas que l’on puisse être choqué par un bouquin, et qu’on ne le soit pas dans la vie de tous les jours. La littérature permet de comprendre, d’interroger la violence sociale, la violence humaine. De bousculer le réel. Or, l’on reproche parfois à la littérature d’être trop violente. Et on continue à vivre dans ce monde-là sans rien faire pour le changer. C’est un non-sens. »

Extrait de l’interview du 12 mars 2015 pour le site Zaroff et Léonox. La version complète ici.